Le Corniaud 1200x 507

Carnet de bord du confinement heureux, partie 2 !

Il y a quelques jours, Manny Calavera, Stella et Doc Aeryn nous faisaient part de leurs occupations et loisirs au cours de ce confinement si pénible (enfin, pas pour tout le monde, on a cru comprendre !).

Pour cette deuxième partie, c’est César, Listener et Lilith qui nous font part de leur petite expérience coronavirienne…


– Cesar –


J’en peux plus, il faut que ça sorte ! Tout le monde est consterné par ce confinement, les gens s’ennuient, d’autres dépriment, il y en a qui ne trouvent plus quoi faire et il y a même ceux qui attendent impatients le moment d’aller faire les courses pour pouvoir sortir, comme s’ils nécessitent absolument une bouffée d’air pollué pour survivre… Alors que moi, j’étais déjà un ermite. J’adore être chez moi ! J’aime bien l’odeur de “brise norvégienne” qui embaume mon salon après avoir fait le ménage, la fraîcheur du vent printanier quand j’ouvre les fenêtres. Le confort sans limite de temps de mon lit et mon petit bureau à portée de main. Je sens donc aucune nécessité de sortir en fait. Oui, mon entrainement de foot hebdomadaire me manque quand même, mais une petite partie de FIFA20 arrive vite à soumettre l’envie.


Comme pour beaucoup, cette quarantaine tombe bien pour rattraper des caprices vidéoludiques que je repousse depuis des mois. Je commence alors par le jeu du moment, celui qui captive grands et petits : Fortnite. Et oui, la publicité, les youtubeurs et le bouche à oreille m’ont fait craquer ! Comme pour n’importe quel jeu en ligne, au départ je m’éloigne un peu de la populace, je découvre les touches, j’explore l’univers et j’essaie d’accomplir quelques side quests. Au bout de deux journées et après beaucoup de spawns j’ai pris le jeu en main. Et à partir de là, j’ai vite compris pourquoi ce jeu est un phénomène de société depuis, quand même, plus de 2 ans.

Commençons par l’atout le plus évident : il est gratuit ! Et, oui, c’est un jeu disponible sur n’importe quelle plateforme : Playstation, smartphone, PC, Nintendo… peu importe. Tout le monde peut y jouer. Bien sûr, il y a des achats in game, mais contrairement à WoW, SWTOR ou même les modes en ligne de FIFA, ces achats ne changent rien d’autre que l’aspect de personnages et leurs outils. Donc, il n’y a pas d’avantages de type “pay to win”. Tout le monde peut y jouer et une fois dedans, tout le monde est égal ! Ensuite, le principe du jeu combine le côté guerre, qui a toujours eu beaucoup de succès, avec un côté construction, complètement nouveau pour moi. Ce dernier augmente énormément les possibilités de jeu, parce que ces constructions peuvent être utilisées comme défense, pièges ou même pour améliorer l’emplacement offensif. Elles sont donc au service de la créativité et la qualité des joueurs. Et pour moi, ça apporte une dimension complètement nouvelle qui m’a fait gagner en temps de divertissement.


Finalement il faut aussi reconnaître cet esprit satirique/caricaturesque/moqueur qui caractérise le jeu et qui le rend reconnaissable même par tous. Un esprit qui va avec les nouvelles tendances des jeunes millennials (comme moi) et post-millenials, et un atout que Epic Games utilise à sa faveur, car l’univers de jeu est changeant. Il est adapté constamment au contexte social-culturel du joueur, aux événements saisonniers (noël, hiver, pâques, halloween, etc) et aux tendances pop-culture du monde réel : Star Wars et le Avengers End Game sont des événements qui ont envahi le jeu, par exemple. Et je dois avouer que c’est vraiment le point qui m’attire le plus, celui pour lequel j’ai commencé à jouer et pour lequel je continue juste après avoir écrit ces lignes…


– Listener –

Mardi 17 mars, le verdict tombe : chômage technique. Confinée chez moi depuis samedi, je n’imaginais pas que je passerais les jours qui suivent devant un tel kamoulox de l’audiovisuel. Naruto Shippuden, Smash Bros, Chantal Akerman, Happy Birthdead 2 : autant vous dire que je n’ai jamais fait un tel grand écart de consommation de l’écran. Naruto Shippuden, je le reprends “comme ça”, des années plus tard, et avec l’arc de Pain. J’avais oublié les sensations de Naruto et les retrouver avec Pain, c’est vraiment le bon plan. C’est manifestement le moment le plus abouti de tout ce que j’avais vu jusque là de Naruto Shippuden. Bon, le problème, c’est qu’après ça, je n’ai pas tenu très longtemps. Alors *paf* Smash Bros sur la Switch ! Peu joueuse en général, je saisis l’occasion d’y revenir en affrontant mon frère à distance, ou plutôt, en me faisant éclater à coups de 50 victoires à 1. Mais rien de tel pour se changer les idées en famille, et ce malgré la distance !


J’ai par la suite été victime de quelques errances netflixiennes… Privée de cinéma, je me suis retrouvée devant Spenser Confidential (attirée d’abord par le nom de Peter Berg dont je suis assez cliente en général). Un thriller d’action régressif, turbo-virilo-débile, chiant à mourir. Bref, ça suffit Netflix. Et si je regardais enfin un film de Chantal Akerman ? Je choisis Je, Tu, Il, Elle, sur les conseils de Stella, un film… de circonstance. Jugez plutôt au monologue d’introduction : 

“J’ai peint les meubles en bleu le premier jour. Je les ai repeint en vert le deuxième jour. Le troisième jour je les ai mis dans le couloir et le quatrième, je me suis couchée sur le matelas. Vide, la pièce est grande, je trouve. Le matelas, je l’ai changé de place le 5ème jour.”

J’erre aussi régulièrement sur Twitch. J’apprécie notamment de regarder ZulZorander et Guile93 sur un jeu de lapins improbable et Shisheyu marathoner Cook Serve Delicious 2. Je retourne aux films et tente Queens, avec JLo, qui ma foi est un bon film dont j’avais regretté l’absence de programmation en salles à Toulouse. Je regarde Happy Birthdead 2, sur les conseils de Dolores cette fois-ci, et je ne boude pas mon plaisir devant ce slasher-film de SF à concept qui titille ma passion des timeloops. Je décède devant la scène qui suit, qui parlera à ceux qui ont vu le premier opus : c’est la rechute dans la boucle temporelle de la protagoniste.


Mais je commence à me sentir l’envie d’air frais. On est samedi, j’ai fait mon unique sortie de la semaine pour mes courses la veille. Ne comptez pas sur moi pour faire un jogging. Bref. Je regarde les webcams filmer les rues vides du monde entier. Ça fascine dix secondes, puis ça déprime. Quand soudain, miracle, une webcam fixée sur un nid d’aigle. C’est tout mignon et reposant. Je la montre à mes chats qui ouvrent un œil à chaque glatiment. 

Le lundi 23 mars, je suis allée trop loin. Voilà que j’ai allumé ma tv et lancé nrj12, qui rediffuse alors la saison 5 des Anges de la télé-réalité. Une saison marquante de ce programme, mais je finis par me ressaisir, consciente que c’est un piège. Et si j’en profitais plutôt pour rattraper une série ? J’ai les dernières saisons de Grey’s Anatomy et de Doctor Who dans les cartons après tout. Finalement, c’est l’appel de l’espoir et de l’héroïsme qui l’emporte : je reprends Supergirl ! Et après être arrivée à la mi-saison 4, je dois dire que je suis bien contente de mon choix. Dieu sait que j’ai eu du mal avec la saison 3, mais cette quatrième saison est nettement plus qualitative, binge-watching friendly, et définitivement feel-good. 

La vraie question maintenant, c’est qu’est-ce que je serai en train de regarder dans un mois ? On sait tous qu’on en sera toujours là, hein ! Entre un rewatch des premières saison de Top Chef ou un binge-watching de Cauchemar en Cuisine, tout est possible. 


– Lilith –

Le confinement peut en angoisser certains, mais pas votre dévouée Lilith. Voilà comment j’occupe mes journées, pour éviter de m’ennuyer, et puis surtout pour agrandir encore et toujours ma culture audiovisuelle. 

Je rattrape des séries cultes que je n’ai jamais vues:

Pour ceux qui n’auraient jamais fini – ou même vu – Breaking Bad, The Walking Dead ou Games Of Thrones, qui ont toujours eu envie de regarder ces séries, mais n’en ont jamais eu le temps (oui il existe des gens qui n’ont pas vu GOT), c’est le moment de binge-watcher ! Pour une fois personne ne vous jugera de rester affalé dans votre canapé, je vous le jure ! Pour ma part je n’ai jamais eu envie de finir de regarder GOT (je m’attends déjà à un flot de haine), par contre il y a environ 1 an j’avais regardé une série qui parodiait la série Vikings (Michael Hirst, 2013) du nom de Norsemen (Vikingane pour le nom en VO de Jonas Torgersen, Jon Iver Helgaker, 2016) et elle m’avait donné envie de voir la série originale. J’ai donc commencé ces derniers jours à regarder, avec assiduité, cette série. Elle est aussi intéressante sur le côté esthétique que sur le côté historique. On en apprend beaucoup, notamment sur la mythologie nordique. Après il est intéressant de regarder la parodie, parce qu’elle permet de démythifier l’image un peu héroïque et parfaite de la culture viking. Si vous n’avez jamais vu aucune de ces deux séries, je vous conseille quand même de commencer par la série originale avant de regarder la parodie (logique, vous me direz). Vous aurez de meilleures clés de compréhension de tous les traits d’humour présents dans la série. 

Pour continuer sur la détente, ça faisait quelques temps que j’avais commencé la série Brooklyn Nine Nine (Dan Goor, Michael Schur, 2013). Une sitcom, en mode parodie de série policière qui est plus qu’ hilarante. Elle aborde tous les sujets de société, sans tomber dans un humour oppressif plus que lourd et dépassé. Ça fait du bien et pour avoir sa dose de fou rire de la journée c’est tout indiqué. J’ai aussi décidé de m’attaquer à la troisième saison de Castelvania, un animé qui fait la part belle aux vampires et autres histoires de monstres sortis de l’enfer. Un peu plus dark, mais parfait divertissement en ces temps troublés. 

La série Vikings, source intéressante de Gifs.


La suite du voyage audiovisuel se fera à travers les jeux vidéos:

On remonte le temps et on retourne à l’adolescence pour enfin ressortir les vieilles consoles de jeu ! Moi ce que j’aime par dessus tout ce sont les RPG. C’est une bonne manière de se changer les idées et de s’évader à la découverte d’un nouveau monde à conquérir. En ce moment, je joue à Fable II (LionHead studios, 2008) sur Xbox 360 (j’avais déjà joué au 1er opus sur PC lorsque j’étais plus jeune). Pour ceux qui ne connaîtraient pas, c’est un RPG d’action qui se situe dans un univers médiéval-fantastique. Le but est de guider un personnage de son enfance à sa vieillesse en choisissant sa destinée. Ses actions le mèneront, selon vos choix, soit vers le mal, soit vers le bien. 

Ça, c’était l’option jeux solo, vous pouvez bien évidemment jouer en ligne à des MMORPG. Cela dit, si comme moi vous avez une connexion internet naze (ça aussi ça existe encore), mais que dans votre malheur vous avez quand même une personne à vos côtés pour jouer à des jeux, profitez-en. C’est ainsi que j’ai pu jouer à Mortal Kombat VS DC universe (Midway / Warner Bros. Interactive, 2008) toujours sur Xbox 360. Il y a bien entendu l’option de jeu en solo contre l’IA, mais ce qui nous intéresse c’est bien sûr l’option à 2 joueurs. C’est le genre de jeu de combat assez classique. Parfait pour se défouler en criant comme un fou / une folle, parce qu’on à perdu ou gagné in extremis !

Enfin côté 7ème art:

Niveau films on reste dans la nostalgie. Je suis plutôt retournée vers les classiques qui passaient souvent à la télé durant mon enfance. Les vieux films français avec Fernandel , Bourvil, Louis De Funès etc. Mention spéciale pour La vache et le prisonnier (Henri Verneuil, 1959) qui est un film que j’adorais étant petite, c’était l’un de mes films préféré. Mais aussi au film Le Corniaud (Gérard Oury, 1965) qui est toujours aussi hilarant. J’avais un peu peur que ces films ne soient trop datés et que l’image que j’en avait étant petite soit gâchée par mon œil d’adulte, mais non, ils n’ont clairement rien à envier aux films comiques français d’aujourd’hui.

Bref je vais être honnête, en ce qui me concerne le confinement est loin d’être morose ! 

La célèbre Cadillac du film Le Corniaud

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